Certains passages dans la rivière
Avaient été colonisés
Par une unique bactérie
Il aurait fallu traverser à gué.
Inconcevable pour le ru
Qui se gonfla lors d’une crue
Il se voulait fort et fier
Orgueil qui fit mal que pis.
Et quand il rejoignit le fleuve
De la vie turbulente menée
Il resta des séquelles honteuses
Indélébiles à en crever.
Il est aujourd’hui dans mon cœur
Près de l’embouchure, de la mer
Qui noie les chagrins, les rancœurs
Et le salé n’est pas amer…
Petite chose dans mon âme
Empreinte d’un passé révolu
Ce petit ru reste la flamme
Du prince à jamais perdu…