Le petit ru de mon enfance
Se promène avec insouciance
Il rit, il court, il saute, il chante
Et le soleil fait miroiter
Sa transparence, sa pureté.
L'effronté aime éclabousser
Les grosses pierres bien calées
Qui lui jalonnent un parcours
Afin qu'il accède au long cours.
Candide, il suit donc le chemin
Route bucolique, flânerie charmante
Les soucis y soignent les chagrins
Semés par le vent jardinier.
C'est dans ce climat serein
Que le ru de mon enfance
Aborda l'adolescence
En se jetant dans la rivière
Auquel il signa un blanc-seing
Pour qu'elle l'emmène ailleurs
Ce fut sa plus grande erreur.
A suivre...