Elle s'est forgée à la force du caractère... Elle se fustige en répétant qu'elle n'a jamais fait d'études... et pourtant... Les mots que vous allez lire lui sont venus du coeur... C'est pour cela qu'ils resteront gravés dans le mien... Puisqu'elle me les dédie...
D'enfant, te voilà devenu femme,
Confrontée aux difficultés, que la vie charrie telle un torrent.
Prévenue, mais jamais préparée,
Tu mords la vie à pleines dents.
Enfant femme, femme enfant,
Ton sang est vif argent.
Le monde te fascine, les gens te déçoivent,
Tu cours, tu danses, tu pleures et tu ris.
Et si parfois tu t'effondres,
C'est pour mieux reprendre vie.
Toi, mère instructive, jusque dans la vigilance
Il y a dans le regard de tous tes enfants,
La confiance et la reconnaissance.
De leur tendre âge, ils se souviendront,
perdu dans un petit coin de leur mémoire,
De cette femme épatante, qui a guidé leur premier pas vers la connaissance.
Et toi, riche de cette expérience, fragile dépositaire,
Tu garderas de cette cacophonie joyeuse de notes folles, une jeunesse
Qu'à force de discipline et de patience,
Tu as dirigé vers la marche supérieure de ce grand escalier, qui les conduiront
De leur tendre insouciance, à l'adulte que demain ils seront.
Ondes calmes et tumultueuses,
Ton parcours est sinueux, comme les eaux qui serpentent entre monts et vallées.
Tu tiens de ton prénom, ce trait de caractère,
Racé, distant et intuitif,
Qui te protège et t'isole des jugements arbitraires.
Mais parfois il faut se brûler les ailes,
Plutôt que rester passif à ne rien faire.
Alors, merci Éliane, d'être ce que tu es... Tout simplement...