"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie."
Platon - 400 ans avant Jésus-Christ.
Sages paroles que celles de Platon... Normal, c'est un philosophe, me direz-vous... Seulement, 2500 ans après, si elles ont été écoutées, elles n'ont pas été entendues.
Quand les repères disparaissent, quand l'autorité mesurée s'effrite, quand il n'y a plus d'idéal, les jeunes, blasés et désabusés avant l'âge sont pris au piège dans la toile de l'anarchie. Car seule la révolte les unit, seule la colère les regroupe et c'est une quête désespérée d'eux mêmes qu'ils entament pour se reconnaître et exister...
Et c'est ainsi que se mettent en place les dictatures. La raison du plus fort devient la meilleure. Les actes de répression sont légitimés par la peur de tout individu d'être englouti dans la violence du désespoir.
"Pourquoi ce drôle de discours?" m'interrogerez-vous encore.... Dans cette période de récession où c'est ce même désespoir qui devient le trait d'union entre les générations, dans ce début de siècle où le laxisme a imprimé son empreinte dans l'âme de tous ces "enfants rois", perdus au milieu de l'océan de leurs certitudes incertaines, le danger est grand... et imminent de voir éclore un leader comme le monde européen en a déjà connu qui bouleverse tous les principes de la démocratie et nous fasse remonter le temps... dans les pires moments...
L'enseignante que je suis déplore que l'Histoire ne soit pas au service de demain. Pour conclure, je rappellerai ce fait divers qui a marqué "la communauté enseignante". Cet instituteur qui s'est vu mettre à pied et condamner à une amende pour avoir menacé "de couper tout ce qui dépasse" un élève qui exhibait ses attributs... Ce n'est qu'un exemple parmi malheureusement des dizaines, mais le témoin d'une évolution vers... la décadence... Car en contrepartie, il offre au pouvoir l'opportunité de proposer des solutions "musclées"... Mais où est donc passée l'éducation? Et qui va tyranniser qui?
Sérieusement vôtre, Lou