Fragile oiseau posé sur la branche frêle de l'instant, le bonheur vous ravit de son doux pépiement... Léger, aérien, il vient vous caresser les tympans : "Maman, je suis reçu!"... Oui, instant magique qu'on voudrait éternel, quand tout corrobore pour vous apporter la sérénité... Les vacances sont là, même si je n'ai pas encore réalisé, le soleil aussi, celui d'un vrai juillet... Et aujourd'hui c'est du miel qui coule dans mes veines... Puisse-t-il se cristalliser... Autour de ces moments... heureux..
Elle a de la magie dans les yeux de l'objectif... et sait arranger les photos... La preuve... Merci à toi, ma cousine, et pardon de toutes ces élucubrations égocentriques...
Quand le "i" de "magie" prend la fantaisie de se déplacer pour aller migrer et fanfaronner en tête de mot, l'"image" accouchée envoie un reflet du présent passé qui nous tourne le dos. Mais a-t-on vraiment envie de vouloir garder ces images de soi? L'image est pour moi, source de répulsion, car je ne me vois pas. Je vous dis tout ça car j'ai visionné "une belle fête", celle d'un mariage où j'ai retrouvé le temps d'une pirouette, cousins et cousines, oncles et tantes autour d'un moment heureux. J'aurais voulu garder les images que je m'étais fabriquées. Mais l'objectif m'a mise face à la cruauté de ce que je suis. La narcissique qui vous parle n'a pas supporté de se voir "en images". De voir ce que les autres peuvent voir...
Ce petit laïus, fort égoïste, n'a pas d'importance. Juste pour parler avant d'aller retrouver pour l'avant dernière journée ces petits zèbres éoliens qui ont eux, le regard indulgent de l'enfance...
Michael Jackson, lors d'une de ses dernières apparitions publiques en mai 2009 (Sipa).
Le fou extra terrestre génial est apaisé... Il a cessé de souffrir... d'une enfance dont il ne s'est jamais guéri... Cela n'excuse rien, c'est vrai, mais explique tant de choses... Le désespoir conduit à la négation de soi, tout en exacerbant toutes les fibres artistiques de l'être...
Il est de ma génération. Il m'a fait rêver... avant sa descente aux enfers. Il avait 50 ans... Mais Bambi ne voulait pas vieillir... Un écho à l'enfant qui sommeille en nous... Alors je rends hommage aujourd'hui à l'artiste qui ne voulait pas grandir.. Un génie dans son art... Et comme tous les génies, un esprit torturé, qui repose désormais...
Dans la moiteur de l'été... Sauf qu'ici, le mot moiteur est banni... celui de chaleur aussi d'ailleurs... Mais il fait beau. Alors, entre deux livrets, entre deux commandes scolaires, entre ménage et courses, entre répétitions du spectacle de danse et préparation du projet de l'année prochaine, je vais tenter d'en profiter... Et puis, c'est le premier jour des soldes... Lectrices, à vos cartes bleues... Pour moi, elles attendront samedi... Laissez-moi quelques frusques... Bonne journée...
Moments volés à la volée... La mariée était belle... Dans la cité des peintres nous nous sommes retrouvés... Toile impressionniste dans l'éphémère d'une vie... Profiter de l'instant... Figer pour l'éternité d'une vie humaine des retrouvailles autour d'un évènement heureux. Papillonner des uns aux autres pour butiner des souvenirs et se nourrir de souvenirs émus... Fabriquer des souvenirs pour avoir corps dans la Famille. C'était court. Très court. Heureusement que le lendemain, nous avons pique-niqué dans le parc du château de Fontainebleau. Le piquant? C'était absolument interdit... Et cela nous bien plu!!! Comité restreint, certes, et c'est dommage... mais de beaux souvenirs aussi sous le soleil parisien.
Je m'appelle "Alix"... J'ai attendu pour vous donner de mes nouvelles... Car je ne voulais pas faire de fausse joie à ma maîtresse... Attendu le verdict de mon "copain" le véto tout à l'heure... Alors, après bien des misères, je miaule de soulagement... Apparemment, je serais en sursis... Ce n'est pas la forme olympique, mais bon... Je reviens de tellement loin... Thot ou Bastet, mes ancêtres égyptiennes ont veillé sur moi... Je suis heureux pour deux raisons... D'abord, je me sens mieux : je saute de nouveau sur les genoux de ma maîtresse, je miaule à la moindre sonnerie du micro-ondes (Ah, ces satanés réflexes de Pavlov, mraââôu!) et puis aussi et surtout, ma maîtresse adorée a retrouvé le sourire et un certain entrain... C'est vrai, j'étais triste pour elle; elle avait un regard si malheureux quand elle me prenait dans ses bras... Empreint d'une infinie mélancolie... et j'avoue, cela me culpabilisait... Chut! Il ne faut pas le lui dire! Je l'aime tellement. Je sais du fond de mon instinct de chat qu'il ne me reste guère de temps pour l'aider et l'accompagner... Mais je me dévouerai jusqu'au bout. Elle a tant besoin de la sincérité de l'amour... Alors je lutte, et je lutterai jusqu'au bout... Comme elle, elle l'a fait, et le fait encore... Je vous offre tous mes "ronrons" les plus... sincères...
Une petite bourgade normande chahutée par un vent qui rit et qui pleure, quoi de plus connu?
Dans cette petite bourgade normande, une salle des fêtes, à l'intérieur de laquelle se déroule un spectacle de fin d'année scolaire, quoi de plus banal?
Sauf que... Vous n'y étiez pas... Car à l'intérieur de cette salle des fêtes-là, dans cette petite bourgade normande-là, le souffle magique d'Eole a fait étinceler les yeux de quelques 50 enfants de mille paillettes de bonheur. Oui, ils étaient heureux d'être là, fiers de présenter à leurs parents leurs talents d'acteurs-conteurs... Alors je leur dis "merci", tout simplement, car ils ont eu la générosité du coeur. Bonne journée.
"J" comme "Jour", comme "Je", comme "Jeunesse", comme "Joie"... Oui, pour eux, c'est le jour "J"... Présenter leur travail devant papa, maman, mamie, papie etc. Rires... Une responsablité écrasante... D'autant que les notables locaux viennent complaisamment faire leur B.A en faisant acte de présence...
Depuis la nuit des temps de mon enfance, ce rituel est immuable... A tout spectacle, une tradition... Mais pour eux, ce n'est que la seconde fois... Les zébres éoliens viennent donc enrober leur texte de "je t'aime" muets... Pour que leurs parents puissent dire "On est fier de notre petit"... Et qu'ils puissent l'entendre... C'est aussi ça la reconnaissance... Bonne journée.