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Coups de sang, coups de gueule... sincères...

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Un conte... pensé et dit par des enfants... Ecrit par leur maîtresse...

Un travail de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois... Mais quelle récompense! 23 sourires... de fierté... et que du bonheur pour l'enseignante que je suis...


"Nous avons plein d’idées, nous savons les dire, nous avons envie de les écrire, et comme nous ne savons pas encore bien le faire, la maîtresse a joué le rôle de scribe.

Nous vous offrons notre histoire… comme ça" 

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Voilà pourquoi le zèbre a des rayures et court si vite…

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Jadis, dans les temps très anciens, au moment où la nature était encore très sauvage, dans le pays où allaient naître les hommes, sur le continent qui allait s’appeler l’Afrique, il y avait des centaines d’animaux qui vivaient ensemble, certains plus forts d’autres moins…. Le problème était que pour survivre, les uns tuaient les autres pour se nourrir… Parmi les différentes espèces de la savane, il y avait des petits chevaux blancs qui se voyaient si bien au soleil qu’ils étaient souvent pourchassés..

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C’était par un bel après-midi d’été : un groupe de ces petits chevaux broutait tranquillement ; on ne voyait qu’eux au milieu des grandes herbes car leur belle couleur blanche était éclatante au soleil…  Une lionne qui passait par là les remarqua et se dit qu’il y avait là un bon repas à portée de crocs.. Elle se tapit dans les herbes, rampa vers eux et tout à coup bondit ; elle sema la panique dans le troupeau qui s’éparpilla en hennissant et des bébés furent séparés de leur mère. Ils étaient seuls au milieu de nulle part ; la lionne s’approchait d’eux en se pourléchant. Les pauvres petits étaient paralysés par la peur et la femme du roi des animaux se réjouissait déjà à l’idée de pouvoir croquer de la bonne chair tendre.  Mais heureusement, parmi ces petits chevaux, il en était un qui était très intelligent mais fougueux comme l’ouragan –c’est pour cela qu’on l’avait appelé Tornade- : qui comprit vite, très vite le danger ; il appela les autres chevaux en leur criant : « Venez avec moi, vite, groupons-nous pour attirer l’attention de notre ennemi ! » Les autres le suivirent et c’est au grand galop, un galop d’enfer qu’ils se précipitèrent pour distraire celle qui croyait déjà faire son repas. La lionne vit arriver un nuage de poussière qui l’aveugla, permettant aux bébés de se réfugier dans les buissons, tout tremblants. Le prédateur, lui ne savait plus où donner de la tête ; car tout à coup «Tornade » lança un nouvel ordre : « Maintenant, dispersez-vous, partez chacun de votre côté ! ». Et tout le monde obéit… Le félin ne savait plus après qui courir… Elle tournait comme… un lion en cage sans savoir vers qui aller… Elle finit par comprendre que son déjeuner lui avait échappé et repartit la queue entre les pattes, piteuse et vexée.

L’alerte avait été chaude… Quand le calme fut revenu, tout le troupeau se réunit pour trouver une solution.

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Tornade, celui qui avait sauvé tout le monde,  prit la parole : « Il y en a assez de nous faire pourchasser ainsi. Nous ne pouvons pas continuer à avoir peur pour nos familles. Dans cette savane, on peut nous voir des kilomètres à la ronde…Il faudrait pouvoir trouver un moyen d’être moins visible…  oui, mais comment ? Ici, il n’y a pas beaucoup d’endroits où l’on peut se  réfugier et en plus ces endroits n’ont pas beaucoup d’arbres ! Et même dans les buissons, notre belle couleur blanche se voit encore trop bien ! Il faut qu’on essaie  de se camoufler… Changeons de couleur ! Devenons marrons comme les branches de ces arbres que nous apercevons là bas…  ! » Un autre répondit : « Oui, mais le marron  dans les herbes jaune pâle de la savane se voit encore plus  que le blanc. Nous ne pourrons pas nous protéger quand nous brouterons… » « Alors, devenons marron et blanc ! Comme ça, on pourra se cacher dans les buissons et aussi dans les grandes herbes » reprit l’impétueux Tornade.

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Oui, mais comment faire ? Comment changer de couleur ? Tornade se gratta le front avec son sabot. Puis il se mit à gratter le sol, soulevant un nuage de poussière ; il gratta tant et si bien qu’il creusa un trou au fond duquel apparut une terre humide et noire. « J’ai une idée, s’exclama-t-il soudain, suivez-moi ! » Il partit au galop . Les autres n’en croyaient pas leurs sabots ! Ils avaient du mal à le suivre ! Tornade avait pris la direction de  la mare auprès de laquelle tous les troupeaux se retrouvaient chaque jour pour boire.

Il s’arrêta près d’une grande flaque boueuse. « La voilà, la solution ! Roulons-nous dans la boue ! Ainsi, nous changerons de couleur ! » Aussitôt dit, aussitôt fait… Le petit cheval, suivi par ses compagnons, se jeta dans la flaque… Quand ils se relevèrent, ils se regardèrent et se mirent à hennir de rire… Couverts de la boue noire et grasse de la tête aux sabots, ils ne ressemblaient plus aux beaux petits chevaux à la couleur éclatante qui étaient arrivés quelques temps plus tôt… Ils étaient d’une couleur marron noir, plutôt sale et leur belle crinière, celle dont ils étaient si fiers quand ils galopent dans la savane, n’était plus qu’un enchevêtrement de boue et de brindilles… Mais ils étaient contents ; il semblait qu’ils avaient trouvé une solution à leur problème… Ils entourèrent Tornade pour le féliciter. Ils sautaient, ruaient de joie… Le soleil lui même était de la fête…

Quelques uns pourtant se plaignaient quand même. «  On ne voit plus notre belle couleur blanche et dans les herbes jaunes, nous ne passerons pas inaperçus ! Tout noirs, ce n’est pas un bon camouflage ! On va nous chasser quand nous brouterons ! »

Mais tout à coup, certains petits chevaux se mirent à geindre, d’abord doucement puis plus fortement : « Ca me gratte, ça me démange ! »

En effet, la boue, en séchant sous le soleil généreux, faisait des croûtes bizarres sur leurs flancs et en se craquelant leur donnait des démangeaisons…Bientôt, on vit tout le troupeau se secouer avec frénésie pour se débarrasser de cet habit gênant… Et c’est avec soulagement qu’ils se jetèrent dans l’eau de la mare pour enlever les dernières traces de boue… Ils ressortirent.. aussi blancs qu’avant !

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« Bon, dit Tornade, ce n’était pas une bonne idée ! Nous allons en trouver une autre… » Malheureusement, ce jour-là, rien ne vint aider les petits chevaux à trouver une solution…

Le lendemain, alors que certains d’entre eux broutaient, un orage violent éclata. Ils se réfugièrent aussitôt sous les arbres… Mais ce n’était pas n’importe quels arbres… C’était des arbres couverts de fruits noirs. Ces derniers, gorgés d’eau par la pluie, se détachèrent des branches et en tombant sur les chevaux à l’abri, firent des dégoulinades toutes noires sur leurs flancs.   On aurait dit qu’ils étaient maquillés ! Et en plus ils se confondaient avec les arbres du buisson…

Malheureusement, dès qu’ils sortirent du bosquet, la pluie, qui n’avait pas cessé, lava ces traces qui disparurent pour laisser place à leur belle couleur blanche ! L’orage était de plus en plus violent. Les éclairs zébraient le ciel, lui donnant une teinte étrange. Tout à coup, ils virent une couleur orange qui semblait venir de la forêt. Ce n’était pas le soleil ! C’était un incendie ; un arbre avait du être foudroyé et le feu s’était propagé aux autres… le ciel était rouge à l’horizon. Les petits chevaux étaient effrayés.. Heureusement, la pluie redoublait de violence… Et peu à peu, la couleur rouge orange disparut de l’horizon, étouffée par les averses successives…

Mais Tornade, à qui la scène n’avait pas échappé, eut une nouvelle idée : « Venez avec moi, vous comprendrez ! »

Tout le troupeau se mit en route à la suite du jeune Tornade. Ils arrivèrent là où le feu était en train de s’éteindre avec la pluie d’orage, tout près de la rivière ; les arbres brûlés fumaient encore. Des dizaines de branches étaient tombées et faisaient un tapis sur le sol.

« Regardez ! Nous avons le moyen que nous cherchons ! »  Et, sous les yeux autant inquiets qu’étonnés de ses camarades, sans plus attendre, il se coucha sur le tapis de branches noircies, alignées les unes à côté des autres ; il hennit de douleur car les branches étaient encore chaudes… puis il se releva pour se coucher de l’autre côté.

Quand enfin il se redressa, les autres le regardèrent ; ils n’en revenaient pas. Le petit cheval n’était plus tout blanc ; des zébrures noires le recouvraient, lui faisant même un joli masque sur le nez. Le petit cheval alla se regarder dans la rivière : « Ouaouh ! je suis couvert de zébrures ; désormais, nous serons différents des autres chevaux ; on va nous appeler zèbres .»

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Tous les autres chevaux hennirent leur joie, puis se jetèrent sur toutes les branches étalées au sol ; ils ne sentaient même pas la douleur tellement ils étaient heureux d’être maintenant différents et surtout de savoir qu’ils allaient pouvoir échapper aux méchants lions …

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Pendant un temps long, très long, les zèbres connurent la paix… Ils étaient heureux quoi… Ils s’émerveillaient toujours de l’idée géniale qu’avait eue Tornade : les lions préféraient galoper après d’autres animaux, tels que les gazelles et les antilopes et les laissaient tranquilles… Eux, ils se pavanaient en s’admirant les uns les autres, allaient se regarder dans l’eau de la mare, caracolaient en exhibant fièrement leur nouvelle robe… Ils ne se sentaient plus de joie… Insouciants, ils en oubliaient le danger… Ils jouaient à cache-cache dans les hautes herbes,  restaient immobiles dans les bosquets d’arbres, pour surgir et faire peur à leurs camarades… Ils couraient, crinière au vent, puis s’arrêtaient pour savourer l’herbe  qui leur servait de déjeuner… Ils jouaient, mangeaient, dormaient… Le bonheur… Ils en avaient presque oublié qu’ils ne vivaient pas seuls dans la savane…

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Un jour, ils virent un léopard se ruer une gazelle… Enfin, ils virent deux éclairs passer comme le vent… Tornade se mit à rêver qu’il courait aussi vite qu’eux… Oui, il avait envie de faire la course ! Il invita ses camarades zèbres à courir avec lui… Oh, oui, ils couraient vite certes, mais certainement pas aussi vite que le léopard ou la gazelle… Tornade était déçu… Il se mit dans la tête de devenir le meilleur coureur de la savane… Oui, mais comment ?

Il pensa tout d’abord organiser un concours… L’espèce qui le remporterait deviendrait célèbre, avec les meilleurs sprinters de brousse… Comment convaincre toutes les espèces de participer à ces jeux olympiques de la savane ? C’était une tâche impossible ! Réunir les prédateurs et leurs victimes ! Mieux valait abandonner cette idée… Comment imaginer une lionne courant A CÔTE d’une antilope et pas APRES elle ? Ou un léopard faisant la même chose avec une gazelle… Non, c’était un rêve impossible à réaliser…

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Il en était là de ses pensées quand un jeune zèbre, un brin fougueux, se fit piquer par un insecte… Fou de douleur, il partit comme l’éclair… Jamais Tornade n’avait vu un des siens courir aussi vite !!! « La voilà la solution, pensa-t-il tout excité , il faut aiguillonner les chevaux ».. .

Oui, mais l’éperon n’existait pas encore… Et il n’était pas vraiment raisonnable de chercher à faire mal simplement pour le plaisir de courir comme le vent…

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Tout triste, Tornade renonça à ses rêves… Ses amis couraient avec lui, jouaient avec lui, mais en cas de danger, Tornade se demandait s’ils seraient capables de s’échapper pour sauver leur vie…

Il eut la réponse plus tôt que prévu…

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C’était par une soirée paisible… Le troupeau s’était regroupé non loin du point d’eau. Le ciel était clair, seules quelques étoiles jouaient à cache-cache avec la lune. Tornade huma l’air. Tout respirait la tranquillité. Ses compagnons s’étaient endormis. Il soupira d’aise ; les bruits de la savane le berçaient… Il glissa à son tour dans le sommeil… Il fit un rêve : il faisait jour, ses amis jouaient à se cacher dans les buissons… Ils hennissaient pour montrer leur plaisir ; en même temps, on entendait un autre bruit, comme un ricanement… Tornade s’agita dans son sommeil, mal à l’aise…

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Il fit un deuxième rêve : le grand bal des animaux sauvages avait lieu ce soir-là.   Tout le monde était arrivé masqué. De manière à ne pas tenter les prédateurs ! C’est ce que pensa Tornade dans son rêve… Car effectivement, lions, hyènes, gazelles, antilopes, gnous, buffles… bref, tout ce petit monde se côtoyait pour cette journée de trêve… La fête était très réussie ! Il y avait de la musique, une musique entraînante qui s’appelait « Le Carnaval des animaux »… Tout le monde dansait et riait quand tout à coup, tout le monde entendit de nouveau ce drôle de bruit… Ce ricanement… Tornade se réveilla brusquement…

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Il regarda autour de lui… Tout était normal, les bruits de la savane habituels… C’était une sorte de cauchemar… Pourtant ?… Il se rendormit… Il était cette fois près du grand arbre… Vous savez, celui qui est le seul jeu des enfants du désert… Grand, très grand ; le vent souffle dans les branches… Et Tornade entend une petite voix : « Au secours, aidez-moi, elles vont me tuer… » Et l’écho répond « Au secours, aidez-moi, elles vont me tuer… »… L’arbre est-il hanté ? Il s’en approche. Le ricanement est de plus en plus fort ! C’est un ricanement méchant, qui vous fait couler de l’eau dans le dos tellement il ressemble à celui des sorcières. C’est un bruit strident… Un bruit qui veut dire « DANGER »….

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Tornade se réveilla totalement. Il sauta sur ses quatre sabots… Cette fois-ci, il savait que ce ricanement qu’il avait entendu dans tous ses rêves ne pouvait pas en être un. Le cauchemar devenait réalité. Ce n’était pas un rire, mais des rires qui les encerclaient. Six yeux brillaient dans l’obscurité. Des lueurs inquiétantes… qui étaient proches, si proches… TROP proches… Il rua, il hennit… un hennissement énorme, si puissant que toutes les crinières se hérissèrent ! Les zèbres étaient perdus, affolés ; Tornade les avait sortis d’un sommeil profond… « SAUVEZ-VOUS ! VITE ! COUREZ ! »

L’ordre avait claqué, sec, impérieux. Les zèbres ne réfléchirent pas une seconde. Glacés d’une peur qui leur montait dans le ventre, ils partirent comme des fous. Comme si le diable leur courait après ; comme si leur vie en dépendait. Et c’était le cas : ils volaient comme le vent, poursuivis par trois hyènes en furie, furieuses d’avoir été démasquées. La colère leur donnait aussi des ailes. Cependant, elles n’étaient que trois. Et quand ils se dispersèrent, elles eurent un instant d’hésitation. Cet instant sauva la vie de ceux qui étaient directement menacés. Les hyènes les virent s’éloigner sans pouvoir les rattraper. Dépitées, elles s’arrêtèrent puis firent demi-tour. Ce n’est que bien après que nos héros comprirent qu’elles avaient renoncé… Ils s’arrêtèrent, épuisés, vidés… hagards… Heureusement Tornade reprit vite ses esprits, et le commandement du troupeau. Il rassembla tout le monde et leur dit : « Nous avons eu la plus belle frayeur de notre vie… Mais nous pouvons être fiers et rassurés ; nous savons maintenant que nous pouvons courir vite, très vite. Nous savons désormais que nous pourrons encore échapper à nos prédateurs »…

Il fallut plusieurs jours pour que les zèbres retrouvent leur calme et leur joie de vivre. L’ombre des hyènes planait au-dessus d’eux. Le moindre bruit leur faisait dresser la crinière et ils étaient toujours en alerte. Mais peu à peu, la vie reprit son cours. Et petit à petit, l’harmonie régna de nouveau.

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Tornade devint le chef du troupeau. Il veilla avec tendresse sur ses compagnons, lesquels étaient rassurés d’avoir un chef si intelligent et valeureux. Les hyènes et les lionnes se méfiaient désormais. Elles préféraient chasser d’autres animaux. Et cette « entente » régna bien après que Tornade et les siens eurent disparu . Les petits chevaux blancs étaient devenus « zèbres » et les arrière arrière-arrière petits enfants de Tornade racontent encore à leurs enfants cette histoire… Une histoire à dormir debout…

Depuis tout ce temps, la savane n’a pas changé…. Si. « L’animal à deux pattes » qui a surgi il y a quelques dizaines d’années rend la vie des animaux plus difficile… C’est le plus grand des prédateurs. Il est armé de machines qui tuent… On l’appelle… « L’Homme ».

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