Écoute mon histoire, si tu l'entends c'est bien, car toute ressemblance peut arriver un jour, même si on t' fait croire qu't'es à l'abri toujours,c'est seul'ment le discours de quelque dialecticien. Écoute mon histoire, banale à crever, crever d'indifférence et sûrement d'impuissance: j'ai rencontré l'amour, j'n'étais pas préservée, il a tout ravagé, sauf des miettes aux vautours. J'avais quel âge déjà? Celui de l'innocence, quand le prince charmant devrait vous réveiller, avec un baiser prude, ceinture de chasteté. Il est des moments forts qui vous pètent à la gueule, il est des moments morts, où putain qu'on est seul! Écoute mon histoire, banale à en crever, c'est celle d'un ami qu'a rencontré l'amour, mais il a oublié qu'on vit en "société", et qu'elle te condamne si tu lui es giaour. Écoute mon histoire banale à en crever, c'est l'histoire d'une fille, femme défigurée, c'est l'histoire d'un garçon, homme éliminé, c'est ton histoire à toi, celle qu' tu veux oublier. Celle qu'on n'veut pas entendre chez les gens bien pensants, celle qui te rend paria aux yeux des braves gens, celle que ne goûte pas la bonne société, celle qui te dit "dalit" sans qu't'aies commis d' délit. Écoute mon histoire banale à en mourir, pour certains de l'ennui, pour d'autres d'empuantir cet air aseptisé qu'on nous fredonne sans cesse, juste pour anesthésier toutes ces putains de plaies... Mais voilà aujourd'hui, j'ai envie de gueuler... Alors, n'écoute plus cette histoire, elle n'est que pure fiction , ce ne sont que paroles d'une mauvaise chanson...