Les murs se fondent.... se compactent en ombres diffuses... lesquelles prennent des proportions démesurées... La nuit étouffe ma raison, réveillant des échos qui eux, rebondissent à l'infini... Enjôleuse, elle me guide vers le bord de ma conscience; geyser, je jaillis...Mon lit m'entraîne dans une danse effrénée... et c'est, étourdie, hagarde, que je glisse le long du couloir...
Geste et bip salvateur, j'ouvre mon ordinateur...
Je m'accroche à la lumière crue de l'écran .. Lumière crue mais infiniment rassurante... Hypnotique aussi.: un lien avec une réalité.. virtuelle... mais de l'instant, au présent, sans passé ni futur... si, celui du jour qui poindra, son travail terminé de l'autre côté de la Terre...