Dans le ciel plombé volète une merveille
Insouciante œuvre d'art ciselée sans pareil
Pierre précieuse du ciel, à la vie éphémère
Qui en touchant le sol se fracasse en pleurant
Cette vie qui l'anime juste le quart d'un instant
Mais donnant au regard de chaque humble passant
Ce doux pétillement, cette candeur d'enfant
Quand l'hiver s'habillait de la joie du mystère
Soigneusement gardé dans les logis douillets
Un Noël blanc prié, et l'homme rondouillet
Qui au cœur du matin insomniaque comblait
Tous les désirs secrets , les rêves inespérés.
C'est le cœur attendri qu'aujourd'hui je bénis
Les mensonges des grands pour garder la fraîcheur
De mon âme d'enfant qui croyait au bonheur
Et je regrette encore ces heures infinies.
Dans la nuit noire d'encre volètent les flocons
M'emportant avec eux dans l'étrange tourbillon
De la mémoire vive, Ô quel doux cocon...