Horloge...
Le temps, ogre cruel, des heures qui s'écoulent
tel du sable fin balayé par la houle
sont autant de chagrins, de petites joies qui roulent
érodés par le sable des larmes de la mer
lames parfois géantes qui ne laissent qu'un désert...
L'orage menaçant finit par éclater
me laissant sur le sable, zébrée et épuisée
oui, l'arc en ciel est là, sa corne d'abondance
mais mon regard las n'accroche plus la danse
des couleurs miroitantes de cet ouvrage d'art
miracle de la Nature ou mirage de la chance
que nous avons des fois de croire au mot "bonheur"
avant que ne surgisse le Destin si rageur...