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Coups de sang, coups de gueule... sincères...

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Jeu... plus léger...

Une saynète pour vous distraire...

Jour gris pour une nuit blanche…<o:p></o:p>

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Jour: "Bon Jour, madame <st1:PersonName productid="la Nuit" w:st="on">la Nuit</st1:PersonName>!… Avez-vous bien dormi?  Mais où ai-je donc la tête? Je dis déjà des sornettes… <o:p></o:p>

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Nuit: Effectivement Monsieur le Jour, je viens vous le dire sans détour, votre bon sens vous fait défaut… Vous avez sûrement la tête dans les étoiles…<o:p></o:p>


Aube: Enfin! Il est encore trop tôt! Laissez moi le temps d'étirer la toile… Je la tisse patiemment tous les matins, boulot de titan sous Titien!   Attendez que je me présente! L'étymologie latine de mon nom vous indiquera que je suis "blanche", symbole pour moi de la pureté, autrement vous pouvez me nommer "Aurore", n'est-ce pas un joli prénom?…<o:p></o:p>

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Jour: …Pardonnez-moi, "madame", pardon, "mademoiselle" Aurore? Désolé de vous interrompre…  Mais pendant que l'on pérore, madame <st1:PersonName productid="la Nuit" w:st="on">la Nuit</st1:PersonName> a dépassé,  le temps qui lui était imparti… C'est mon cou qu'elle veut rompre…<o:p></o:p>

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Nuit: Je n'ai que faire de votre pécore! Elle essaie de me faire disparaître, pointant son nez, la midinette, qui veut d'un coup de gomme effacer l'empire que je gère, incontestée…<o:p></o:p>

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Aube, "Aurore": Dites moi, madame "l'Impératrice", pour qui donc vous prenez-vous? Vous me taxez de manipulatrice, et vous donc que faites-vous?<o:p></o:p>

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Nuit: Je répands la poudre d'or, celle qui renferme les trésors des rêves de tout un chacun; j'apporte paix, tranquillité, baigne dans un calme serein; j'enveloppe chaque chose du fluide de la trêve, on pose;   parenthèse de la vie, répit, sursis: on souffle, c'est reparti!<o:p></o:p>

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Aube…: Madame, ne croyez-vous pas, que vous enjolivez le tableau? Vous êtes source de bien des maux, soudain on tombe très bas… C'est sûr vous nous écrasez, la chape que vous faites tomber, nous assène notre petitesse, notre inique, triste faiblesse face à Monsieur le Néant auquel vous ressemblez tant!<o:p></o:p>

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Nuit: Quel manque de délicatesse! Vos comparaisons m'attristent! Vous êtes bien pessimiste! Prenez le temps d'observer la vie palpitante de la nuit, étoiles, qui brillent d'espoir, si lumineuses dans le noir, clair de lune plein de promesses, Arlequins , Pierrots, vous êtes de la fête!!!<o:p></o:p>

C'est sûr, tous les sens j'aiguise, mais n'est-ce pas symbole de Vie… C'est celui qui me reçoit, celui à  qui je tends les bras, qui disposera du choix de la manière dont il va me vivre…<o:p></o:p>

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Jour: En tout cas, pendant que vous jacassez, telles des poules, le temps continue de s'égrener, il coule, il coule, et moi je suis pressé stressé, je suis de courte durée…<o:p></o:p>

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Aube: Oh, si ainsi vous le prenez, je rends mon métier à tisser! Débrouillez-vous avec les nuages; ils ont pris le soleil en otage! Difficile de faire poindre, la lueur, l'étincelle, celle qui vous annonce, prometteuse comme la crécelle, Hermès messager de la nouvelle journée. Aussi la "Pénélope" que je suis abandonne son ouvrage, vingt-quatre heures elle se donne, pour pouvoir tourner la page.<o:p></o:p>

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Jour: Me voilà dans de beaux draps! Plutôt étouffants ma foi! Comment m'en débarrasser? A l'ennui je suis soumis, où puis-je trouver des alliés, au moins quelques amis qui sauront comment m'aider? Je me sens désemparé, frêle esquif dans la saison qui me boude, me bouscule, tel un cheval à bascule, au bord de la déraison…<o:p></o:p>

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Crépuscule: Au lieu de tergiverser, agissez, agissez! On a déjà sonné à ma porte, la nuit l'emporte, c'est la plus forte!!!<o:p></o:p>

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Jour: Non! Elle n'a pas encore gagné! Elle me grignote avec sa lune; moi j'ai un soleil de fortune, mais il est là, prêt à sourire, oui, je vais donc agir!<o:p></o:p>

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Crépuscule: Regardez autour de vous: les mines sont le reflet de l'âme, aussi tristes que ce gris infâme que vous traînez comme un boulet… Il est temps, réagissez! Trop tard! Votre temps est compté…<o:p></o:p>

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 Jour: Mais Monsieur le Crépuscule, c'est vous qui venez violer toute mon intimité! Vous êtes pire que le serpent, vous ressemblez au python, celui dont les anneaux puissants vous étranglent sans façon!<o:p></o:p>

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 Crépuscule: Monsieur, vous devenez grossier! Mais par magnanimité, je vais seulement ignorer, les insultes, signes d'impuissance, qui occultent la quintessence de notre réalité…Moi, je suis là pour adoucir la chute de la lumière dans le gouffre, dans l'abîme de la nuit, celui dont nombre d'entre nous souffrent…<o:p></o:p>

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Nuit:  Tiens on parle de moi. Est-ce que par hasard on s'ennuie? Oh! Mon Dieu, quelle ironie… Monsieur Jour est déjà parti! Est-ce un aveu de faiblesse?<o:p></o:p>

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Crépuscule: Il est là mais se terre, il a peur que l'on ne blesse, sa susceptibilité passagère, et il n'aura sans doute de cesse, d'avoir pu prendre sa revanche, cela dans une autre manche, celle qu'on appelle… L'été…<o:p></o:p>

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Nuit:  En attendant, je suis blanche comme la blanche colombe, blanche comme l'agneau qui vient de naître, blanche comme ce masque vénitien, noire comme l'ennui qui retombe, noire d'idées à paraître, noire de remords anciens…<o:p></o:p>

…<o:p></o:p>

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Et voilà, j'ai gagné la manche, me voici seule dans mon royaume, mais il est peuplé de fantômes…Même ces petites étoiles, dernier râle, allez, secoue toi ma fille, tu as passé une… mauvaise nuit… et ne t'en es pas encore remis… Où est-ce le jour qui te titille???<o:p></o:p>

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