Je "ronge mon frein"...
"Voilà une expression qui peut sembler très étrange si on oublie qu'elle a plusieurs siècles et si on ne connait pas grand-chose aux chevaux.
En effet, imaginez que vous ne puissiez exprimer votre colère. Alors quoi de mieux que de descendre de votre voiture, installer le cric, démonter une roue et vous mettre à ronger, au choix, un disque, une plaquette ou un tambour (avec une pointe de ketchup) ? Une chose est sûre, en vous occupant ainsi, vous devez certainement vous calmer. Et faire plaisir à votre dentiste...
Mais cette expression datant de la fin du XIVe siècle, ce n'est pas aux véhicules motorisés qu'il faut penser, mais à la plus belle conquête de l'homme : non pas la femme -esprits mal tournés-, le cheval.
En effet, le 'frein' n'est ici rien d'autre que le mors, cette pièce généralement métallique placée dans la bouche de l'animal et qui, reliée aux rênes, sert à le diriger.
Or, que fait un cheval qui s'impatiente en attendant le retour de son maître : il ronge son frein, faute de choses plus intéressantes à faire.
Dans cette métaphore, le 'frein' c'est ce qui bloque l'élan de celui qui aimerait bien exprimer ses sentiments. Et 'ronger' est associé à cette énergie contenue qui devient corrosive et mine l'intérieur."
Bref, ce texte n'est pas né de ma main, mais m'a permis d'occuper le vide qui s'installe peu à peu, cloîtrée que je suis... J'ai tant à faire chez moi... Mais j'ai aussi besoin de m'évader, de rejoindre le ciel, de déployer mes ailes... Maudit corps qui refuse de suivre les aériennes pensées qui m'animent...
VOUS qui bougez, travaillez, râlez, pestez, vous plaignez, riez, contrez, refaites le monde, sachez que VOUS VIVEZ... Bonne journée...