Il est des jours comme ça où le vent souffle fort
Et où, bringuebalant, on marche avec effort
La tourmente de la vie balaie sur son passage
Les derniers pas perdus, et les douces images.
Restent plaquées aux yeux les poussières de larmes
Dans le blanc froid et nu d'une chambre sans charme.
Le combat est terrible de silence désespoir
Le défi qui se joue contre le vil éteignoir
est épais voire poisseux dans l'air imbibé
D'aseptisants nocifs, d'angoisses entremêlées.
Une frêle silhouette qui se bat pour rester
Un homme simplement, pas une personne âgée
Dont une maladie sabre la dignité.
Je te fête aujourd'hui comme presque tous les jours
N'ayant plus que les mots pour te dire l'amour
D'une fille pour son père, et cela à toujours.
Papa, je t'aime