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Coups de sang, coups de gueule... sincères...

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Eight

José respecte le cheminement intérieur de Lou. Il lit sur son visage si expressif toutes les émotions qui l’animent. En quelques secondes, de serein, ce visage si mobile est devenu inquiet. Le désarroi lui donne une expression maintenant pathétique. Il sent les affres du doute la gagner. Il la connaît si bien qu’il devine ce qui se passe en  elle : elle ne comprend pas ; elle ne comprend pas pourquoi il fait de nouveau irruption dans sa vie, en bousculant la routine qu’elle a mise en place comme une barrière, bouclier contre tout ce qui pourrait la déstabiliser. Emane d’elle une fragilité qui l’a toujours touché à cœur. C’est ce qu’il aime chez Lou. Elle est en porcelaine. Mais pas n’importe quelle porcelaine… Celle dont la lumière révèle toute la finesse et la beauté. Translucide avec des effets moirés… Qui chatoient au soleil de la vie. Oui, il respecte ce moment, car le but de sa venue pourrait la bouleverser…

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« Mademoiselle » est désorientée… chamboulée… Elle a quitté précipitamment la bibliothèque sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait… Elle se souvient seulement de la décharge électrique au moment du contact… Elle a perdu la connaissance de ce qui s’est ensuivi.. ainsi que la notion de temps. Depuis quand erre-t-elle ? Des milliers de secondes.. qui se sont évaporées de sa vie… pfffuit… Elle est là, devant une jeune femme à l’air hébété qui la contemple, qui hausse les sourcils, qui titube presque devant elle… une fraction de conscience pour comprendre que c’est elle, elle qui a l’air d’avoir vu un fantôme, elle qui menace de se casser en mille morceaux devant le miroir de cette boutique de fringues… Ce constat lui redonne un peu de couleur ; elle est fière « Mademoiselle » ; elle ne doit pas se laisser ainsi aller dans la rue… Elle s’ébroue comme un jeune chien, et s’aperçoit qu’elle tient toujours le livre de Bettelheim  à la main.  « Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité. » Ah ! l’importance des contes de fée.. « Mademoiselle » fait des études sur ce thème… Elle doit bâtir un mémoire. Mais pour l’instant, dans l’instant, elle ne souhaite qu’une chose : que le rêve éveillé devienne son conte à elle, Belle au Bois Dormant moderne. Elle le sait, elle le sent dans toutes les fibres de son corps : elle a rencontré son Prince Charmant… Reste à trouver le miroir magique qui lui permettra de pénétrer dans cet univers feutré, dans lequel les émotions se déclinent à travers les livres, dans lequel  la potion est inscrite dans le grand grimoire de la poésie des mots, ce miroir capable de révéler les vérités invisibles autant que les souhaits les plus profonds. Elle brûle… Elle brûle de savoir ce que fait l’homme qui a incendié son cœur, elle brûle d’entrer dans ses pensées intimes, elle brûle… de rebrousser chemin… pour endiguer ce flot d’interrogations qui l’a submergée. Elle se persuade même que lui aussi, en ce moment même, se pose les mêmes questions… D’ailleurs, elle ne s’est même pas présentée… Ses origines bretonnes chantent dans son prénom : Luan… Oui, lui, il saurait lui donner une sonorité particulière, il le lui susurrerait à l’oreille,  il le murmurerait dans un écho infini. Un concerto dans lequel l’orchestre livresque en ferait son thème, pendant que… Mano ? oui, Mano le déclinerait dans l’intimité de leurs cœurs. Portée par les émotions qui la font vibrer, Luan a inconsciemment repris le parcours qui l’avait emmenée à la bibliothèque. Parvenue devant la lourde porte imposante, elle s’arrête net, alors qu’une moue d’indécision gomme l’exaltation qui irradiait son visage. Que va-t-elle faire ? Que peut-elle lui dire ? Elle se sent brusquement ridicule, peut-être s’est-elle trompée sur la réaction de Mano, peut-être lui a-t-elle prêté des sentiments qu’il n’éprouve pas… Et si c’est le cas, elle va au devant d’une humiliation cuisante… Son côté pragmatique lui souffle qu’on ne peut se jeter dans les bras d’un homme de façon aussi inconsidérée.

C’est d’un geste décidé qu’elle fait volte-face et tourne au coin de l’édifice, laissant passer le destin, car Mano apparaît justement à l’autre bout de la rue…

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Mya, est maintenant sur le grand boulevard qui strie sa ville. Une fourmi dans un zoo géant. Elle n’a pu s’empêcher de ressortir le bout de papier vulgairement anodin, qui pour elle est un trésor. Tout en marchant d’un pas vif, elle le triture d’un air songeur. Elle ne sait que faire et cette indécision la torture. Ses pensées sont interrompues par un léger étourdissement. Midi est déjà loin et elle n’a même pas pris le temps d’avaler son élixir de survie. Elle sait pourtant le prix qu’elle risque de payer si elle n’obéit pas aux signaux d’alerte… Elle a marché longtemps, longtemps… un voile diffus lui obscurcit sporadiquement les yeux. Elle connaît les symptômes. Les signaux d’épuisement virent au rouge. Dans l’euphorie provoquée par les endomorphines générées par son corps, Mya a occulté le malaise qui surgit, tel un diable jaillissant de sa boîte. Au milieu de nulle part, elle s’accroupit  soudain, terrassée par le malaise qui la submerge. Elle voit l’horizon basculer. Le ciel chavire, les couleurs tourbillonnent vite, de plus en plus vite, jusqu’à se fondre dans un blanc laiteux et ouaté au centre duquel, telle une plume qui s’envole, le précieux talisman s’imprime comme la dernière image consciente.

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Lou n’a pas conscience du regard qui pèse sur elle. Toujours en proie aux affres de la peur de casser le miroir magique de ce conte de fées  feuilletonesque, elle craint l’épisode suivant. L’air s’est brutalement appesanti dans la pièce, la confinant ; les murs rétrécissent inexorablement, amenuisant son champ de vision, jusqu’à le restreindre à deux pupilles, noires, mobiles, celles dont elle attend si pathétiquement la réponse. Elle lève un menton plein de défi ; l’air s’emplit de sa respiration rapide, presque haletante qui ponctue le silence ambiant. 

 

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L
et cela nous fait ressentir tant de sentiments différents (je corrige, j'avais fait une faute et en plus oublié des mots) mdr biz patou
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L
tu devrais le faire éditer, je suis sur qu'il aurait du succès, en plus tu t'exprime à merveille, on avale chaque mot et cela je nous tant de sentiment différent que nous vivons au fur et à mesure de la lecture, comme si nous étions nous-même les personnages, tu a un réel talent je t'assure.Biz ton amie patou
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V
la suite...la suite...lol
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M
RRrrrrooooaaahhhh!!!!!Vite Lou, actionne tes neurones je t'en supplie !!!Que deviennent-ils tous ???
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L
Rires.. A l'attention de tous ceux qui se posent des questions. Ce roman, je le crée au gré des caprices de mon imagination, selon l'humeur du jour et la disponibilité de mes neurones... La trame est enfouie dans les circonvolutions de mon cerveau et je laisse les mots s'échapper, leur redonnant ainsi leur liberté avec une joie indicible... Ecrire, un vrai bonheur... Amicalement à tous, Lou
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