L'annonce que l'on redoute... Sans doute vais-je vous paraître ridicule... Ce n'est qu'un chat... Oui, "Votre chat est condamné ; 3 jours, 3 semaines, 3 mois..." Un flash: "Qu'il ne souffre pas !"... Un chagrin immense, qui envahit tout : votre tête, votre corps, vos tripes... "Oui, mais comment vais-je savoir qu'il souffre?". Comment éviter à ce compagnon de tous les instants la terrible épreuve finale? Quand vais-je avoir le courage de me dire : "Anne, lui, il a cette chance là ; ne la lui enlève pas"?... Un dilemme qui me taraude. Certes, ce n'est qu'un vulgaire chat ; un "chat de gouttière". Mais qui m'a accompagnée tout au long d'un périple, celui de la reconquête de moi-même, car lui, il avait foi en moi. D'aucuns me reprocheront ma "sensiblerie" : "Ce n'est pas l'un de tes fils, l'un de tes proches". Certes, mais proche de lui je suis, proche je resterai. Et ce soir, ces "p..." de larmes coulent toutes seules. Et là, encore une fois, je ne maîtrise pas... La honte... Bonne soirée à vous.